Équipe de Tchécoslovaquie de football
──────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────
top
L'équipe de Tchécoslovaquie de football (Československá fotbalová reprezentace), créée en 1920 et dissoute en 1993, est la sélection de joueurs tchécoslovaques représentant le pays dans les compétitions internationales de football masculin, sous l'égide de la Fédération tchécoslovaque de football.
Succédant à l'équipe de Bohême et Moravie, l'équipe tchécoslovaque apparaît en 1919, un an après l'indépendance de la Tchécoslovaquie, et dispute son premier match officiel lors des Jeux olympiques d'Anvers de 1920. En 1934, pour sa première participation à la Coupe du monde, elle ne s'incline qu'en finale face à l'Italie, pays hôte. Occupée par l'Allemagne lors de la Seconde Guerre mondiale, la Tchécoslovaquie est disloquée entre plusieurs États, et plusieurs sélections « remplacent » celle de Tchécoslovaquie. Après sa libération, le pays est en proie à une certaine instabilité politique et la sélection peine à retrouver son niveau d'avant-guerre.
Le début des années 1960 marque le retour au très haut niveau des Tchécoslovaques, qui terminent troisièmes de l'Euro 1960 et sont à nouveau finalistes de la Coupe du monde 1962, où ils s'inclinent face au Brésil. Cette embellie est brève, la Tchécoslovaquie n'arrivant plus ensuite à dépasser le premier tour des compétitions, quand elle parvient à s'y qualifier. Elle crée pourtant la surprise en étant sacrée championne d'Europe en 1976, avant que son homologue olympique ne l'imite en décrochant la médaille d'or à Moscou en 1980. La Tchécoslovaquie réalise une dernière performance notable en atteignant les quarts de finale de la Coupe du monde de 1990.
Après la dissolution du pays en 1993, l'équipe nationale laisse la place à deux nouvelles sélections : celle de Tchéquie, qui sera finaliste de l'Euro trois ans plus tard, et celle de Slovaquie. La Tchéquie hérite du siège de membre de la Tchécoslovaquie auprès de la Fédération internationale (FIFA), de l'UEFA et du Comité international olympique (CIO), dans la continuité de celle-ci.
Contents
• Histoire
• Palmarès
• Identité
• Couleurs
• Records
• Notes
• Annexes
──────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────
Histoire
Forte de deux finales de Coupe du monde de football en 1934 et 1962 et d’un titre de champion d’Europe en 1976, la Tchécoslovaquie est une sélection reconnue en Europe et dans le monde. L’apogée du football tchécoslovaque se situe dans les années 1970 et 1980, avec le championnat d’Europe et la médaille d'or olympique.
La Bohême au temps de l'empire austro-hongrois (1892-1918)
Avant la Première Guerre mondiale, le territoire de la Tchécoslovaquie est sous domination de l'Autriche-Hongrie. Le football apparaît en Europe centrale à la fin du XIXe sièclecite-ref-uefa-1-0[1], notamment à Prague, qui compte de nombreux étudiants. Le premier match enregistré dans cette ville et dans le pays se déroule en 1892cite-ref-orgeurofoot-2-0[2]. Les premiers clubs sont alors fondés, comme le SK Slavia Prague et l'AC Sparta Praguecite-ref-orgeurofoot-2-1[2], fondés respectivement en 1892 et 1895, tandis qu'un premier championnat de Bohême et Moravie est organisé à partir de 1896cite-ref-3[3].
Le 19 octobre 1901, treize clubs fondent la Český svaz footballový (ČSF) en français : « Association tchèque de football », l’ancêtre de l'actuelle Fédération de République tchèquecite-ref-orgeurofoot-2-2[2]. Six ans plus tard, elle devient membre de la FIFAcite-ref-uefa-1-1[1], mais seulement à titre provisoire à la suite de protestations de l'Association autrichienne, qui refuse de voir l'Autriche-Hongrie avoir d'autres fédérations que celles de l'Autriche et de la Hongriecite-ref-p-109-4-0[h 1]. Une équipe de Bohême et Moravie est mise en place à partir de 1903 pour disputer des matchs amicaux, notamment face aux voisins hongroiscite-ref-orgeurofoot-2-3[2]. Entre 1903 et 1908, les deux sélections s'affrontent six fois, avant que la Bohême et Moravie ne défie à Prague la sélection anglaise, qui achève sa première tournée continentale par une victoire 4-0cite-ref-orgeurofoot-2-4[2]cite-ref-bohmor-5-0[4]. Jan Košek est une des vedettes de cette période.
De 1908 à 1918, malgré le boycott organisé par les Autrichiens, les équipes de Prague sont réputées, et la ville est une étape incontournable des clubs en tournée européennecite-ref-6[5]. Une sélection de Bohême et Moravie, composée essentiellement de joueurs du Slavia, remporte le tournoi européen organisé en 1911 par l’éphémère Union internationale amateur de football association (UIAFA) dans le cadre de l'Exposition internationale du Nord de la France, en battant la France et l'Angleterrecite-ref-7[6].
Les débuts contrastés de l’équipe de Tchécoslovaquie (1918-1933)
Créée en 1918 à partir de territoires austro-hongrois peuplés de Tchèques, de Slovaques et de Ruthènes, d'une importante population de langue allemande dans les Sudètes ainsi que des minorités hongroises, la Tchécoslovaquie peine d'abord à établir sa légitimité. L'association tchèque n'est rebaptisée qu'en 1922 Československá associace footballová (ČSAF) en français : « association tchécoslovaque de football », et un championnat national n'est organisé qu'à partir de 1925.
La pratique du football étant cependant bien implantée dans le payscite-ref-orgeurofoot-2-5[2], une sélection nationale est rapidement mise en place. En juin 1919, une délégation est envoyée aux Jeux interalliés à Paris. Si le tournoi est réservé au personnel militaire ayant participé aux combats de la Première Guerre mondiale du côté des Alliés, la sélection est dans les faits composée essentiellement de joueurs du Sparta Praguecite-ref-shusa-8-0[7]. Avec trois victoires en poule puis une quatrième en finale contre la France (3-2), les Tchécoslovaques remportent la médaille d'orcite-ref-9[8]. L'attaquant Antonín Janda brille particulièrementcite-ref-shusa-8-1[7]. Ce dernier tournoi n'étant pas reconnu par le CIO et la FIFA, les débuts officiels de la sélection datent des Jeux olympiques d'Anvers de 1920, organisés l'été suivant. Elle affronte le 28 août la Yougoslavie, qui fait elle aussi ses débuts officiels, et l'emporte largement sur le score de sept buts à zérocite-ref-iffhs1920-10-0[9]cite-ref-intres-11-0[10]. Sur la lancée de cette victoire spectaculaire, les Tchécoslovaques atteignent la finale en écartant la Norvège (4-0) puis la France (4-1). Ils y affrontent la Belgique, pays hôte. Deux ans après la fin de la Première Guerre mondiale et la création de la Tchécoslovaquie, le tournoi dépasse le cadre d'une simple compétition sportive, et le climat ambiant tourne à l'hystériecite-ref-12[h 2]. Menés deux buts à zéro, les Tchécoslovaques quittent le terrain après l'expulsion d'un des leurs en fin de première mi-temps, en signe de protestation contre l'arbitrage qu'ils jugent biaisécite-ref-orgeurofoot-2-6[2]. La sélection est disqualifiée de la compétition et repart sans médaillecite-ref-fifa1920-13-0[11]cite-ref-14[12].
Après le succès de la sélection tchécoslovaque aux Jeux, le football se développe encore plus dans le pays, avec la création du premier club professionnel tchécoslovaque et d'Europe centrale, le SK Zidenice de la ville de Brno, en 1922cite-ref-ruptures-15-0[h 3]. Recrutant de nombreux joueurs hongrois, le club ambitionne de se financer uniquement sur des tournées et matchs de gala. Alors que se lance un championnat professionnel à Prague, le club en revient finalement à l'amateurisme marroncite-ref-ruptures-15-1[h 3].
La sélection de Tchécoslovaquie ne reprend du service qu'un an plus tard. Elle enchaîne les matchs amicaux, souvent victorieux, jusqu'aux Jeux olympiques de Paris de 1924. Après avoir battu la Turquie au premier tour, la Tchécoslovaquie, donnée favorite, affronte la Suissecite-ref-intres-11-1[10]. Le match est heurté : les Tchécoslovaques ouvrent le score mais sont finalement rejoints, après que Josef Čapek ait été expulsé par l'arbitrecite-ref-16[13]. Un match d'appui est organisé, que les Suisses (dont le buteur Max Abegglen est promu capitaine) remportent en toute fin de partie. L'étonnante équipe de Suisse, dirigée par les Britanniques Teddy Duckworth et Jimmy Hogan et le Hongrois Izidor Kürschner, ne s'incline qu'en finale face à l'Uruguay, qui a époustouflé les observateurs par son niveau de jeucite-ref-17[14]cite-ref-18[15].
Le professionnalisme est introduit dans le football tchécoslovaque en 1925, avec la création du championnat national, et l'adoption du statut professionnel par le Sparta Prague et le Slavia Praguecite-ref-ruptures-15-2[h 3]cite-ref-orgeurofoot-2-7[2]. Cela représente aussi le premier championnat de football professionnel d'Europe centralecite-ref-orgeurofoot-2-8[2]. En 1927, l'Autrichien Hugo Meisl impulse l'organisation d'une compétition des sélections d'Europe centrale, baptisée Coupe internationale européenne, à l'image de la Coupe Mitropa pour les clubscite-ref-19[16], dont la première édition est remportée par le Sparta Praguecite-ref-orgeurofoot-2-9[2]. Antonín Švehla, premier ministre tchécoslovaque, offre le trophée, la Coupe Švehlacite-ref-drgero-20-0[17]. Les sélections d'Autriche, de Hongrie, d'Italie, de Suisse et de Tchécoslovaquie, soit les meilleures du moment en Europe continentale, s'affrontent dans un mini-championnat, qui se déroule de septembre 1927 à mai 1930. L'Italie l'emporte avec cinq victoires et un nul en huit rencontres, tandis qu'avec quatre victoires et deux nuls, la Tchécoslovaquie termine troisièmecite-ref-21[18].
En 1928, la Fédération organise à Prague un tournoi pour le 10e anniversaire de l'indépendance du pays, que la Tchécoslovaquie remporte en finale face à la Yougoslaviecite-ref-intres-11-2[10]. Elle fait par contre l'impasse sur le tournoi olympique de 1928 - ses meilleurs joueurs disputant le championnat professionnel local, ils ne peuvent pas y participercite-ref-transat-22-0[h 4] - et ne répond pas à l'invitation de participer à la première édition de la Coupe du monde de football en 1930 en Uruguay, malgré son ouverture aux professionnels (le pays compte alors 227 joueurs professionnelscite-ref-orgeurofoot-2-10[2]).
Devant le succès populaire rencontré par la Coupe internationale, une nouvelle édition est organisée de février 1931 à octobre 1932. Malgré les sept buts en huit matchs de František Svoboda, la Tchécoslovaquie termine cette fois quatrième, loin derrière l'intouchable Wunderteam autrichiennecite-ref-23[19]. Une troisième édition se déroule d'avril 1933 à novembre 1935, sans plus de succès pour les Tchécoslovaquescite-ref-drgero-20-1[17].
Éphémère succès de la Coupe du monde de 1934 (1933-1939)
Le succès populaire de la Coupe du monde de 1930 en Uruguay conduit la FIFA à planifier une nouvelle édition, en Europe cette fois-ci. L'Italie de Benito Mussolini est choisie pour l'organiser. La Tchécoslovaquie doit passer par un tour de qualification, remporté face à la Pologne en octobre 1933cite-ref-24[note 1]. Pour sa première participation à une Coupe du monde, l’équipe de Tchécoslovaquie est composée de joueurs du Slavia et du Sparta essentiellement. Le tournoi, à élimination directe, ne permet pas la défaite. La Tchécoslovaquie bat en huitième de finale la Roumanie (2-1), puis la Suisse (3-2) en quart de finale et enfin l’Allemagne (3-1) en demi-finale, en pratiquant un jeu de qualitécite-ref-radio-25-0[20]. En finale, la sélection tchécoslovaque affronte l’Italie, pays organisateur, dont le pouvoir fasciste met les moyens nécessaires à la victoirecite-ref-radio-25-1[20]. Au stade national du Parti National Fasciste et devant 45 000 spectateurs acquis à la cause de l'Italie et du Duce fasciste Benito Mussolinicite-ref-coupes-26-0[h 5], le match est violent et l'arbitre est relativement conciliant avec les brutalités de la Squadra Azzuracite-ref-radio-25-2[20]. Antonín Puč ouvre le score à vingt minutes de la fin mais les Italiens égalisent in extremis par Raimundo Orsi, un Argentin naturalisé, puis l'emportent finalement en prolongation (2-1)cite-ref-fifa34-27-0[21], alors que les Tchécoslovaques touchent les montants italiens à trois reprisescite-ref-coupes-26-1[h 5]. La finale du mondiale est le premier match de l'histoire commenté en direct à la radiocite-ref-28[22]. Le meilleur buteur de la compétition est le Tchécoslovaque Oldřich Nejedlý avec cinq réalisationscite-ref-29[23]. Malgré la défaite, les Tchécoslovaques rentrent en héros dans leur payscite-ref-fifa34-27-1[21].
En octobre 1935, les Tchécoslovaques ont l'occasion de prendre une revanche symbolique en recevant la sélection italienne à Prague à l'occasion de leur dernier match en Coupe internationale. Même s'ils l'emportent (2-1), ils n'empêchent pas l'Italie de remporter la coupe, et ne terminent qu'à une modeste quatrième place. En mars 1936 débute la 4e édition de la Coupe internationale. La compétition est interrompue en avril 1938 à la suite de l’Anschluss, l’annexion de l'Autriche par l'Allemagne naziecite-ref-drgero-20-2[17]. En parallèle de la Coupe internationale, parmi les nombreux matchs amicaux qu'elle dispute, la sélection défie l'Angleterre au White Hart Lane de Londres en décembre 1937, ne s'inclinant que quatre buts à cinq face à une sélection alors invaincue sur son solcite-ref-metre-30-0[h 6].
En lice pour participer à la Coupe du monde de 1938 en France, la Tchécoslovaquie passe facilement l'obstacle de la Bulgarie en tour préliminaire. Comme quatre ans plus tôt, le tournoi est à élimination directe. En huitième de finale, la Tchécoslovaquie écarte les Pays-Bas (3-0 a. p.). En quart de finale, elle affronte le Brésil de Leônidas. Alors que les deux équipes ont la réputation de pratiquer un jeu « spectaculaire »cite-ref-31[24], le match tourne au pugilat, à un tel point qu'il reste connu comme la « bataille de Bordeaux ». Le match, d'une rare violence, voit cinq joueurs sortir sur blessure (les remplacements n'existent alors pas encore), dont le gardien et capitaine Plánička et le buteur Nejedlý, sur fracture, et trois joueurs expulsés par l'arbitrecite-ref-32[25]cite-ref-br-sil1938-33-0[26]. Le score est cependant de parité à la fin de la prolongation (1-1), et le match doit être rejoué deux jours plus tard. Avec deux équipes largement remaniées, les Auriverdes l'emportent cette fois (2-1), menés par Leônidascite-ref-br-sil1938-33-1[26].
De 1937 à 1938, la Tchécoslovaquie participe à la Coupe Édouard-Bénès, avec la Yougoslavie et la Roumanie. La « Coupe des Pays voisins », comme elle est surnomméecite-ref-34[27], voit la Tchécoslovaquie triompher en restant invaincue lors de ses quatre matchs (trois victoires et un nul)cite-ref-35[28].
Mais la bonne forme de la sélection est stoppée par la situation politique qui se détériore dans le pays. En septembre 1938, les accords de Munich valident l'annexion des Sudètes, territoire de la Tchécoslovaquie, par l'Allemagne. La Pologne, puis la Hongrie, envahissent des zones limitrophes à l'automne. La sélection tchécoslovaque dispute son dernier match avant la guerre en décembre 1938 à Prague face à la Roumaniecite-ref-intres-11-3[10]. En mars 1939, l'Allemagne occupe la totalité du territoire restant, réparti entre Protectorat de Bohême-Moravie et République slovaque.
Les bouleversements de l'occupation allemande et de l'après-guerre (1939-1954)
Alors que le pays est sous occupation allemande, une sélection de Bohême-Moravie et une sélection slovaquecite-ref-36[29] sont mises en place en 1939cite-ref-bohmor-5-1[4]. Après une victoire contre la Yougoslavie et un nul contre l'Ostmark, la Bohême-Moravie fait match nul 4-4 contre la sélection allemande le 12 novembre 1939 à Breslau. Elle ne semble pas disputer d'autres matchs par la suitecite-ref-bohmor-5-2[4]. Sur le territoire tchécoslovaque, le 23 juin 1944, les dirigeants nazis et la SS organisent un match entre des déportés dans la cour du camp de concentration de Theresienstadt pour donner une image utopique de ces campscite-ref-37[30].
La Tchécoslovaquie retrouve son indépendance en avril 1945, sous la présidence d'Edvard Beneš, parti en exil pendant la guerre. L'équipe de football reprend son activité en avril 1946 et multiplie les matchs amicaux, à Prague et à travers l'Europecite-ref-intres-11-4[10]. En février 1948, le Coup de Prague installe au pouvoir un régime communiste, fidèle à l'Union soviétique de Joseph Staline : la Tchécoslovaquie devient un pays du Bloc de l'Est. Ces bouleversements politiques touchent les clubs de football : le Slavia Prague, devenu le Dynamocite-ref-38[note 2], quitte bientôt la première division, tandis que le Sparta est renommé Spartak Sokolovo. Les deux géants sont remplacés au sommet du football national par le Dukla Prague, fondé par l'armée au lendemain du coup d’Étatcite-ref-uefa-1-2[1]cite-ref-orgeurofoot-2-11[2], le FC Spartak Trnava, soutenu par la métallurgie, ou encore le Slovan Bratislavacite-ref-apres-39-0[h 7].
Malgré ces bouleversements politiques, la sélection poursuit sa route, d'autant que le sport est vu par le système communiste comme un moyen de canaliser le nationalisme blessé de ce payscite-ref-apres-39-1[h 7]. La Tchécoslovaquie est invitée à participer en 1948 à la 10e édition de la Coupe des Balkans, aux côtés de la Yougoslavie, de la Roumanie et de la Bulgarie notamment, ainsi qu'à la nouvelle édition de la Coupe internationale, la première depuis la guerre. Les difficultés politiques et économiques du moment compliquent cependant la tenue de ces compétitions. La Coupe des Balkans est interrompue alors que la Tchécoslovaquie est dernière du classement provisoire avec quatre défaites en autant de matchescite-ref-balkancup-40-0[31], tandis que la Coupe internationale s'étale sur cinq ans. La Tchécoslovaquie en termine deuxième derrière la fameuse sélection hongroise invaincue de 1950 à 1954cite-ref-41[note 3]. Ces deux sélections sont vues d'un bon œil par leurs régimes respectifs, qui y trouvent une formidable vitrine internationalecite-ref-apres-39-2[h 7].
Dans un contexte de guerre froide, la Tchécoslovaquie refuse, tout comme ses voisins communistes d'Union soviétique et de Hongrie, de s'inscrire à la Coupe du monde de 1950 pour des raisons politiquescite-ref-42[32]. Quatre ans plus tard, elle remporte son groupe de qualification devant la Roumanie et la Bulgarie et fait son retour en phase finale de Coupe du monde, organisée en Suisse. Les Tchécoslovaques sont éliminés sans marquer le moindre but, repartant avec deux sévères défaites contre les deux têtes de série de son groupe, l'Uruguay, tenante du titre (2-0), et l'Autriche (5-0)cite-ref-43[33].
À Bâle, la Fédération tchécoslovaque devient l'un des membres fondateurs du Groupe des Associations Européennes, rebaptisé plus tard UEFA, à l'occasion de la Coupe du monde 1954cite-ref-uefa-p-43-44-0[34]. Lors de cette première réunion de l'UEFA, la Tchécoslovaquie représente également la Roumanie, absente pour des raisons de visacite-ref-45[35]. En rejoignant l'UEFA comme de nombreux pays du Bloc de l'Est, la Fédération tchécoslovaque montre que cette nouvelle organisation, bien qu'ancrée à l'Ouest, est au-dessus de la situation politique tendue entre Ouest et Estcite-ref-46[36]. Toutefois, la Tchécoslovaquie et six autres pays se rassemblent au sein de l'UEFA sous le nom de « Groupe des Pays de l'Est »cite-ref-47[37]. En particulier pour la Tchécoslovaquie, cela montre l'ambition de « multiplier les contacts avec toutes les nations européennes »cite-ref-uefa-p-43-44-1[34].
La génération Masopust, finaliste de la Coupe du monde 1962 (1954-1967)
La Tchécoslovaquie débute en mars 1955 la sixième édition de la Coupe internationale, qui dure encore une fois près de cinq ans. Elle remporte pour la première fois le tournoi et son nouveau trophée, la coupe du Dr. Gerö, du nom de l'ancien président de la Fédération autrichienne, avec sept victoires en dix matchs face à l'Autriche, la Hongrie, l'Italie, la Suisse et la Yougoslaviecite-ref-48[38].
Elle se qualifie aussi pour la Coupe du monde de 1958, qui se tient en Suède. Battue d'entrée par la surprenante Irlande du Nord (1-0), elle se ressaisit et obtient un match nul prometteur face à l'Allemagne, championne du monde en titre (2-2), puis domine largement l'Argentine (6-1)cite-ref-49[39]. La Tchécoslovaquie doit alors jouer un match d'appui contre l'Irlande du Nord avec laquelle elle se retrouve à égalité de points. Les Tchécoslovaques perdent à nouveau contre les Irlandais (2-1 a. p.) et sont éliminés dès le premier tourcite-ref-50[40].
L'UEFA, née en 1954 et dont la Fédération tchécoslovaque est membre fondateur, annonce en juin 1958 l'organisation de la première Coupe d'Europe des nations, malgré la réticence de plusieurs de ses membres les plus influents. Cette compétition continentale, disputée en alternance avec la Coupe du monde, s'inscrit dans la lignée des différentes compétitions régionales comme la Coupe internationale européenne. Les Tchécoslovaques s'y inscrivent et sont tirés au sort pour jouer la seule rencontre de tour préliminaire, avant d'accéder aux huitièmes-de-finalecite-ref-51[41]. Vainqueurs de l'Irlande 4-0 au match retour après une étonnante défaite 0-2 à Dublin, les Tchécoslovaques continuent leur chemin en écartant facilement le Danemark en huitième de finale puis la Roumanie en quart de finale, et se retrouvent ainsi en France pour disputer le tournoi final. La sélection compte notamment trois piliers du Dukla Prague : Josef Masopust, Ladislav Novákcite-ref-52[42] et Svatopluk Pluskal. Face une équipe d'URSS très athlétique, emmenée par Lev Yachine, meilleur gardien de but du moment, ils s'inclinent nettement en demi-finale (0-3). En petite finale, ils dominent à Marseille une équipe de France décevante (2-0) et montent sur le podiumcite-ref-53[43]cite-ref-54[44].
Deux ans plus tard, la Tchécoslovaquie attaque la Coupe du monde de 1962 avec ces quelques certitudes, après une qualification cependant difficile : un match d'appui contre l'Écosse dans le groupe 8 est en effet nécessaire, la Tchécoslovaquie l'emportant après prolongation (4-2)cite-ref-55[45]. Avec la plupart de ses joueurs venant du Dukla Prague soutenu par l'arméecite-ref-orgeurofoot-2-12[2], la sélection tchécoslovaque bat au premier tour l’Espagne (1-0) puis fait match nul contre le Brésil, tenant du titre (0-0). La défaite contre le Mexique (1-3) est sans conséquence car la Tchécoslovaquie avait déjà son billet pour les quarts de finale en poche. Elle retrouve alors sa voisine, la Hongrie, menée par son attaquant Flórián Albertcite-ref-56[46]. Les Tchécoslovaques l'emportent de façon heureuse, un but à zéro, grâce aux exploits de son gardien de but Viliam Schrojfcite-ref-fifa62-57-0[47]. En demi-finale, la Tchécoslovaquie bat la Yougoslavie trois buts à un. En finale, elle retrouve le Brésil. Malgré l'ouverture du score de leur milieu de terrain Josef Masopust, récipiendaire du Ballon d'or en fin d'annéecite-ref-58[48], les Tchécoslovaques doivent s'incliner face au talent de Garrincha et des siens (3-1)cite-ref-fifa62-57-1[47]cite-ref-59[49].
En mars 1963, la sélection subit toutefois un revers inattendu en étant sortie d'entrée au tour préliminaire de l'Euro 1964 par l'Allemagne de l'Estcite-ref-60[50]cite-ref-61[51]. Lors des éliminatoires de la Coupe du monde 1966, les Tchécoslovaques sont battus à Bratislava par le Portugal d'Eusébio, Ballon d'or cette année-làcite-ref-62[52]. Cette défaite est finalement déterminante dans la course à la qualification, car les Portugais terminent en tête du groupe, deux points devant la Tchécoslovaquie. Cette élimination signe la fin de la génération Masopust-Novák.
Le Championnat d’Europe 1976 : la consécration au niveau européen (1967-1982)
La reconstruction est difficile. Lors des éliminatoires de l'Euro 1968, les Tchécoslovaques laissent échapper la qualification en perdant le dernier match du groupe, à domicile face à la modeste Irlande, en toute fin de rencontre (1-2)cite-ref-63[53]. Pour la Coupe du monde 1970 au Mexique, ils sont à la lutte avec la redoutable Hongrie pour la place qualificative du groupe 2. Les deux équipes terminent en tête à égalité de points et, la différence de buts (favorable aux Hongrois) étant ignorée, un match d'appui doit être disputé sur terrain neutre à Marseille. Les Tchécoslovaques qui n'avaient pris qu'un point en deux matchs contre la Hongrie, s'imposent quatre buts à un. Le tirage au sort de la phase finale au Mexique n'avantage pas la sélection tchécoslovaque puisqu'elle se retrouve placée dans le groupe 3 en compagnie de deux des principaux favoris : le champion du monde sortant, l'Angleterre, et le Brésil de Pelé et de Rivelino. Contre la Tchécoslovaquie, le Brésilien Pelé tente un lob depuis le rond central mais ne marque pascite-ref-64[54], tandis que Rivelino inscrit pour le Brésil un but d'anthologie sur un coup franc lointain avec une puissance et une précision excellentescite-ref-65[55]. La Tchécoslovaquie rentre en Europe avec trois défaites en autant de matchscite-ref-66[56].
Dans la course à l'Euro 1972, la Tchécoslovaquie est éliminée à la différence de buts par la Roumanie en phase de groupe préliminairecite-ref-67[57]. Toutefois, la Tchécoslovaquie construit son avenir avec les espoirs, qui sont sacrés champions d'Europe avec de futurs internationaux seniors comme Zdeněk Nehodacite-ref-68[58]. Quelques mois plus tard, elle est invitée à disputer le tour final de la Coupe de l'Indépendance au Brésil, une sorte de mini-Coupe du monde où elle obtient notamment un match nul contre le pays hôtecite-ref-69[59], vainqueur attendu du tournoicite-ref-70[60]. Dans son groupe éliminatoire à la Coupe du monde de 1974, elle est devancée par l'Écosse à cause d'un match nul concédé au Danemark.
Portés par leur gardien de but Ivo Viktor et leur buteur Zdeněk Nehoda, les Tchécoslovaques parviennent à se qualifier pour une nouvelle phase finale à l'occasion du Championnat d'Europe 1976. Il leur faut pour cela remporter leur groupe préliminaire devant le Portugal et l'Angleterre, malgré une sévère défaite inaugurale à Wembley (3-0), puis écarter l'Union soviétique en quart de finale. Ils se qualifient pour leur première finale européenne en battant en demi-finale après prolongation les Pays-Bas de Johan Cruijff, vice-champions du monde. Les Tchécoslovaques remportent leur premier trophée officiel sur la scène internationale face à la RFA en finale à Belgrade (2-2 ap ; 5-3 tab)cite-ref-euro1976-71-0[61]cite-ref-72[62]. La première séance de tirs au but de l'histoire du championnat d'Europe intervient à l'issue d'un match riche en rebondissements. L'Allemand Uli Hoeness manque son tircite-ref-panenka76-73-0[63]. Un but d'Antonín Panenka, cinquième tireur tchécoslovaque, suffit alors pour gagner le titre européencite-ref-panenka76-73-1[63]. Panenka réalise un geste d'anthologie ; il surprend le gardien Sepp Maier, l'un des meilleurs gardiens de l'époque, en tirant son penalty en « feuille morte » au milieu du but. Le geste est tout d'abord connu sous le nom de « penalty tchèque »cite-ref-panenka76-73-2[63], avant de revenir plus tard au nom de son réalisateur, la Panenkacite-ref-panenka76-73-3[63]cite-ref-cdf76-74-0[64]cite-ref-75[65]cite-ref-76[66].
En dépit de sa couronne européenne, la Tchécoslovaquie, battue au pays de Galles puis en Écosse, ne parvient pas à se qualifier pour la Coupe du monde 1978, organisée en Argentinecite-ref-77[67]. Tenante du titre, elle parvient par contre à se qualifier pour la phase finale de l'Euro 1980, en devançant de justesse la France du jeune Michel Platini dans son groupe éliminatoire. En match d'ouverture, elle s'incline face à la RFA, dans la répétition de la finale de 1976 (0-1). Victorieuse de la Grèce et solide contre les Pays-Bas, vice-champions du monde, la Tchécoslovaquie prend la deuxième place du groupe et se qualifie pour la petite finale où elle décroche la troisième place du tournoi après un match fermé et une interminable séance de tirs au but contre le pays hôte, l'Italie (1-1, 9-8 tab)cite-ref-78[68]cite-ref-79[69].
Le même été, la sélection olympique tchécoslovaque, qui compte dans ses rangs les internationaux A Ladislav Vízek et František Štambachr, remporte la médaille d'or aux Jeux olympiques de Moscou. Dans un tournoi boycotté par plusieurs délégations, dont les États-Unis, l'Argentine et la Norvège, la Tchécoslovaquie domine dans le tableau final Cuba, la Yougoslavie et enfin l'Allemagne de l'Est. Jindřich Svoboda est l'unique buteur en finalecite-ref-80[70].
Les Tchécoslovaques font leur retour en Coupe du monde en 1982, en Espagne, en devançant en tour préliminaire le pays de Galles à la différence de buts. À la lutte avec la France et l'Angleterre dans un groupe difficile, ils se mettent dans l'embarras en concédant d'abord un match nul au Koweït (1-1). Battus par l'Angleterre, ils sont dos au mur face à la France et dans l'obligation de gagner pour se qualifier. Ils ne peuvent faire mieux que match nul (1-1), malgré une fin de match qui leur est acquisecite-ref-81[71], et quittent donc le tournoi au premier tour. Signe de leur frilosité générale, les deux buts des Tchécoslovaques ont été inscrits sur penalty par Antonín Panenka, grand spécialiste de l'exercicecite-ref-cdf76-74-1[64].
Les dernières années d'une sélection toujours redoutée (1982-1993)
Le football tchécoslovaque traverse une passe plus difficile au milieu des années 1980. La sélection échoue en effet par deux fois en phase préliminaire de l'Euro et manque la qualification pour la Coupe du monde au Mexique. Elle est ainsi dominée par la Roumanie et la Suède dans la course à l'Euro 1984, malgré une victoire sur l'Italie championne du mondecite-ref-82[72] ; elle termine seulement quatrième et avant-dernière de son groupe éliminatoire pour la Coupe du monde 1986 derrière l'Allemagne, le Portugal et la Suèdecite-ref-83[73] ; enfin elle est devancée d'un petit point par le Danemark dans la course à l'Euro 1988, en partie à cause de sa seule et sévère défaite concédée en Finlandecite-ref-84[74].
En 1989, la Révolution de velours précipite la chute du régime du Parti communiste tchécoslovaque et la fin de sa République socialiste, qui devient la République fédérale tchèque et slovaquecite-ref-orgeurofoot-2-13[2]. La vie politique est marquée par une séparation de plus en plus nette entre les deux régions du pays, les Slovaques désirant une décentralisation plus importante.
Cette période troublée coïncide avec le renouveau de la sélection tchécoslovaque : forte de son duo d'attaque Bílek-Skuhravý, la Tchécoslovaquie retrouve la phase finale du mondial en écartant notamment le Portugal lors des éliminatoirescite-ref-85[75]. En Italie en 1990, les Tchécoslovaques réalisent un très bon tournoi et effectuent leur meilleur parcours en Coupe du monde depuis la finale de 1962. Ils passent ainsi le premier tour en dominant facilement les États-Unis et l'Autriche. Ils surclassent ensuite le Costa Rica, grâce à un triplé de Skuhravý en fin de match (4-1), ce qui leur offre un quart de finale face à l'Allemagne, un des grands favoris du tournoi. Dominés et réduits à dix lors des vingt dernières minutes, les Tchécoslovaques résistent et s'inclinent contre les futurs champions du monde en ne concédant qu'un seul but, marqué sur penalty par Lothar Matthäuscite-ref-86[76]. Tomáš Skuhravý est le deuxième meilleur buteur du tournoi avec cinq réalisations.
Le 2 mai 1990, la Fédération déclare son indépendance vis-à-vis de l'État tchécoslovaquecite-ref-orgeurofoot-2-14[2]. La Fédération ainsi que les clubs deviennent des entreprises privées, dont beaucoup font faillite en 1991cite-ref-orgeurofoot-2-15[2]. C'est ainsi que parmi les vingt-deux joueurs de la sélection tchécoslovaque à la Coupe du monde 1990, dix-sept partent jouer pour des clubs occidentauxcite-ref-orgeurofoot-2-16[2]. La sélection tchécoslovaque parvient toutefois à se classer deuxième du groupe 1 des éliminatoires de l'Euro 1992 derrière une équipe de France irrésistible et invaincue, portée par l'efficacité de son buteur Jean-Pierre Papin, Ballon d'or en fin d'année.
En 1992, des négociations entre Tchèques et Slovaques aboutissent à un accord sur la dissolution de la République fédérale au 1er janvier 1993. L'équipe de Tchécoslovaquie entame à l'automne 1992 la campagne des éliminatoires de la Coupe du monde 1994, puis poursuit et termine cette phase préliminaire de mars à novembre 1993 sous la bannière de « Représentation des Tchèques et des Slovaques » (RTS)cite-ref-87[77]cite-ref-88[78], tandis que les deux nouvelles fédérations de football indépendantes, tchèque et slovaque, s'apprêtent à succéder à la fédération tchécoslovaquecite-ref-orgeurofoot-2-17[2]. La qualification pour le Mondial se joue sur le dernier match à Bruxelles contre la Belgique, le 17 novembre. Malgré une grande domination, les Tchèques et Slovaques ne marquent pas. Le match nul (0-0) qualifie les Belges et signe la véritable fin de l'équipe de Tchécoslovaquiecite-ref-derniermatch-89-0[79].
En accord avec les parties concernées, la Fédération de la République tchèque de football hérite, dans la continuité, du siège de membre de la Fédération tchécoslovaque de football à la FIFA et à l'UEFA, tandis que la fédération slovaque de football doit formuler une demande d'affiliation. La sélection tchèque, héritière principale de la sélection tchécoslovaque, fait ainsi ses débuts en février 1994 et réalise sa première grande performance deux ans plus tard en atteignant la finale de l'Euro 1996cite-ref-90[80]cite-ref-rtcfoot-91-0[81]. Elle sera encore demi-finaliste de l'Euro en 2004. La sélection slovaque, qui avait été de son côté recréée de façon informelle dès juin 1992cite-ref-92[82] fait également officiellement ses débuts en février 1994. Elle participe pour la première fois à la Coupe du monde de football en 2010 en battant notamment son voisin tchèquecite-ref-rtcfoot-91-1[81].
Résultats
Palmarès
L'équipe de Tchécoslovaquie a atteint deux fois la finale de la Coupe du monde, en 1934 et en 1962. Elle remporte le titre de champion d’Europe en 1976, ce qui constitue son seul titre international majeur. De son côté, l'équipe de Tchécoslovaquie olympique remporte la médaille d'or en 1980 aux Jeux olympiques de Moscou et la médaille d'argent en 1964 aux Jeux olympiques de Tokyo.
| Compétitions internationales | Tournois amicaux | Sélection olympique |
|---|---|---|
| Jeux interalliés Vainqueur : 1919 Coupe du monde Finaliste : 1934 et 1962 Championnat d'Europe (1) Vainqueur : 1976 Troisième : 1960 et 1980 Coupe internationale européenne (1) Vainqueur : 1960 | Vainqueur de la Coupe Édouard Bénès en 1938 | Jeux olympiques (1) Médaille d'or : 1980 Médaille d'argent : 1964 |
Parcours en compétitions internationales
L'équipe de Tchécoslovaquie a disputé huit phases finales de Coupe du monde sur quinze possibles, et trois phases finales de Championnat d'Europe sur neuf possibles. Elle remporte une finale, celle du championnat d'Europe en 1976, en perd deux, celles des Coupes du monde de 1934 et 1962, et termine deux autres fois sur le podium.
| Année | Résultat | Class. | J | G | N | P | bp | bc |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1930 | Non inscrit | Non inscrit | Non inscrit | Non inscrit | Non inscrit | Non inscrit | Non inscrit | Non inscrit |
| 1934 | Finale | 2 e | 4 | 3 | 0 | 1 | 9 | 6 |
| 1938 | Quart de finale | 5 e | 3 | 1 | 1 | 1 | 5 | 3 |
| 1950 | Non inscrit | Non inscrit | Non inscrit | Non inscrit | Non inscrit | Non inscrit | Non inscrit | Non inscrit |
| 1954 | Groupe 1 er tour (huitième de finale) | 14 e | 2 | 0 | 0 | 2 | 0 | 7 |
| 1958 | Groupe 1 er tour (huitième de finale) | 9 e | 4 | 1 | 1 | 2 | 9 | 6 |
| 1962 | Finale | 2 e | 6 | 3 | 1 | 2 | 7 | 7 |
| 1966 | Non qualifié | Non qualifié | Non qualifié | Non qualifié | Non qualifié | Non qualifié | Non qualifié | Non qualifié |
| 1970 | Groupe 1 er tour (huitième de finale) | 15 e | 3 | 0 | 0 | 3 | 2 | 7 |
| 1974 | Non qualifié | Non qualifié | Non qualifié | Non qualifié | Non qualifié | Non qualifié | Non qualifié | Non qualifié |
| 1978 | Non qualifié | Non qualifié | Non qualifié | Non qualifié | Non qualifié | Non qualifié | Non qualifié | Non qualifié |
| 1982 | Groupe 1 er tour (douzième de finale) | 19 e | 3 | 0 | 2 | 1 | 2 | 4 |
| 1986 | Non qualifié | Non qualifié | Non qualifié | Non qualifié | Non qualifié | Non qualifié | Non qualifié | Non qualifié |
| 1990 | Quart de finale | 6 e | 5 | 3 | 0 | 2 | 10 | 5 |
| 1994 | Non qualifié | Non qualifié | Non qualifié | Non qualifié | Non qualifié | Non qualifié | Non qualifié | Non qualifié |
| Total | 8/15 | | 30 | 11 | 5 | 14 | 44 | 45 |
| Année | Résultat | Class. | J | G | N | P | bp | bc |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1960 | Demi-finale | 3 e | 2 | 1 | 0 | 1 | 2 | 3 |
| 1964 | Non qualifié | Non qualifié | Non qualifié | Non qualifié | Non qualifié | Non qualifié | Non qualifié | Non qualifié |
| 1968 | Non qualifié | Non qualifié | Non qualifié | Non qualifié | Non qualifié | Non qualifié | Non qualifié | Non qualifié |
| 1972 | Non qualifié | Non qualifié | Non qualifié | Non qualifié | Non qualifié | Non qualifié | Non qualifié | Non qualifié |
| 1976 | Vainqueur | 1 er | 2 | 1 | 1 | 0 | 5 | 3 |
| 1980 | Petite finale | 3 e | 4 | 1 | 2 | 1 | 5 | 4 |
| 1984 | Non qualifié | Non qualifié | Non qualifié | Non qualifié | Non qualifié | Non qualifié | Non qualifié | Non qualifié |
| 1988 | Non qualifié | Non qualifié | Non qualifié | Non qualifié | Non qualifié | Non qualifié | Non qualifié | Non qualifié |
| 1992 | Non qualifié | Non qualifié | Non qualifié | Non qualifié | Non qualifié | Non qualifié | Non qualifié | Non qualifié |
| Total | 3/9 | | 8 | 3 | 3 | 2 | 12 | 10 |
La sélection tchécoslovaque participe aux six éditions de la Coupe internationale européenne, lancée en 1927 et dont la dernière édition s'achève en 1960, au moment où la Coupe d'Europe des nations est disputée pour la première fois. Le tournoi oppose la Tchécoslovaquie à ses voisines : l'Italie, vainqueur en 1930 et 1935, l'Autriche, vainqueur en 1932, la Hongrie, vainqueur en 1953, la Suisse, et la Yougoslavie lors de sa dernière éditioncite-ref-drgero-20-3[17].
En 1948, elle est invitée à la 10e édition de la Coupe des Balkans, qui oppose traditionnellement la Yougoslavie, la Roumanie, la Bulgarie ainsi que des nations voisines, mais qui cette fois-là est étendue à l'Europe centrale. Le tournoi reste inachevé, les Tchécoslovaques ne disputant que quatre matchs sur douze (dont un en commun avec la Coupe internationale 1948-1953), pour autant de défaitescite-ref-balkancup-40-1[31].
| Année | Class. | M | V | N | D | bp | bc |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1927-1930 | 2 e | 8 | 4 | 2 | 2 | 17 | 10 |
| 1931-1932 | 4 e | 8 | 2 | 3 | 3 | 18 | 19 |
| 1933-1935 | 4 e | 8 | 2 | 4 | 2 | 11 | 11 |
| 1936-1938 (Compétition non terminée) | - | 7 | 3 | 1 | 3 | 16 | 20 |
| 1948-1953 | 2 e | 8 | 4 | 1 | 3 | 18 | 12 |
| 1955-1960 | 1 er | 10 | 7 | 2 | 1 | 24 | 14 |
| Total | 1 titre | 49 | 22 | 13 | 14 | 104 | 86 |
| Année | Class. | M | V | N | D | bp | bc |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1929 à 1947 | Non invité | Non invité | Non invité | Non invité | Non invité | Non invité | Non invité |
| 1948 (Compétition non terminée) | - | 4 | 0 | 0 | 4 | 3 | 8 |
| 1973 à 1980 | Non invité | Non invité | Non invité | Non invité | Non invité | Non invité | Non invité |
| Total | - | 4 | 0 | 0 | 4 | 3 | 8 |
Parcours aux Jeux olympiques
Dans la plupart des pays, le tournoi de football olympique n'est pas le fait de la sélection A car jusqu'en 1984 il est officiellement réservé aux joueurs amateurs. Cette distinction devient sensible dès la fin des années 1920, après l'organisation de la Coupe du monde de football par la Fédération internationale en 1930cite-ref-olympics-93-0[83].
La Tchécoslovaquie, où un championnat professionnel est mis en place dès 1925, est dans ce cas et décide de faire l'impasse sur le tournoi olympique dès 1928, tout comme l'Autriche et la Hongrie voisinescite-ref-transat-22-1[h 4]. Par conséquent, si la délégation tchécoslovaque a remporté deux médailles olympiques, l'argent en 1964 et l'or en 1980 à Moscou, ces succès ne peuvent être attribués à la sélection A, mais à sa sélection olympique.
Finalement, seul le parcours aux Jeux 1920 peut être attribué à la sélection A de Tchécoslovaquie : elle y remporte ses trois premiers matchs et dispute la finale, qu'elle abandonne en cours de partie en protestation contre l'arbitrage. Disqualifiée, elle retourne en Tchécoslovaquie sans médaillecite-ref-fifa1920-13-1[11].
Identité
Couleurs
Par la suite, la sélection joue généralement avec un maillot rouge uni, un short blanc et des bas bleus. Cet équipement reprend les couleurs du Drapeau de la Tchécoslovaquie, adopté en 1920, ainsi que le maillot du Sparta Prague, d'où sont alors originaires nombre de joueurs de la sélection. C'est avec ces couleurs que la sélection dispute la finale de la Coupe du monde de 1934, au cours de laquelle le maillot est seulement décoré d'un écusson sur lequel figure un grand lion blanccite-ref-96[85]. Lors de ce tournoi, le deuxième jeu d'équipements est composé d'un maillot blanc, d'un short noir et de bas bleuscite-ref-97[86]. Quatre ans plus tard, les couleurs des deux jeux sont les mêmes, sauf le short extérieur passé au rougecite-ref-98[87].
Lors de la Coupe du monde 1962, les Tchécoslovaques jouent avec un maillot blanc, au milieu duquel un écusson rouge contient le lion blanc et l'étoile communistecite-ref-99[88]. Les shorts sont blancs ou rouges (en finale), les bas rayés de rouge, blanc et bleu. Leur survêtement est barré du sigle « ČSSR », les initiales de Československá socialistická republika en français : « République socialiste tchécoslovaque ».
En 1970, la sélection joue tout de blanc, du maillot jusqu'aux bascite-ref-100[89]. Lors du titre de 1976, le maillot rouge est de retour, notamment en finale de l'Euro contre l'Allemagne. Le rouge reste de vigueur dans les années 1980 et jusqu'à la fin de la sélection, en 1993. Cet ensemble rouge-blanc-bleu est repris par la suite par l'équipe nationale de Tchéquie.
Style de jeu
Le football tchécoslovaque, et particulièrement celui de sa sélection, se construit sur un style de jeu dès le début du XXe siècle, quand l'Écossais Jake Madden vient appliquer au Slavia Prague les principes de jeu écossais d'alors, fait de passes courtes au solcite-ref-czechstyle-101-0[90]. Madden, à la tête du Slavia depuis quinze ans, est invité à accompagner la sélection tchécoslovaque lors de sa première compétition officielle, les Jeux olympiques d'Anvers de 1920. Avec Jimmy Hogan et Hugo Meisl notamment, Madden est vu comme un des principaux inspirateurs de l'école du football « danubien », qui produit dans les années 1930 et par la suite de nombreux joueurs particulièrement doués techniquement, Hongrois, Autrichiens ou Tchécoslovaques notammentcite-ref-czechstyle-101-1[90]cite-ref-102[91].
Après la Coupe du monde de 1934, le style de l'équipe est qualifié dans l'hebdomadaire Football par le dessinateur Ben de « géomètre »cite-ref-metre-30-1[h 6], en référence à la précision du jeu et des tactiques déployées par les Tchécoslovaques. En comparaison, le style de la Hongrie voisine est qualifié de « savant » et celui de l'Argentine d'« acrobate »cite-ref-styles-nationaux-103-0[92].
Par la suite, le football tchécoslovaque cultive, avec un certain succès, ce mélange de jeu court et précis et de qualité technique individuellecite-ref-orgeurofoot-2-18[2]. Malgré une certaine standardisation du football européen, cette ambition d'un style particulier, fidèle à des principes de jeu historiques, est toujours revendiquée dans les années 2000 par des formateurs tchèques, à l'exemple de Dušan Fitzelcite-ref-104[93].
Diversité ethnique
Lorsqu'elle est créée en 1918, la Tchécoslovaquie est de par sa nature même, multi-ethnique. Sa population est composée de Tchèques, majoritaires, mais aussi d'Allemands des Sudètes, de Slovaques, de Hongrois, de Ruthènes, d'Ukrainiens et de Russes, de juifs germanophones et d'autres minoritéscite-ref-106[note 5]. Le pouvoir, dominé par les Tchèques, s'oppose aux minorités sur leur part d'autonomie politiquecite-ref-pp-107-0[95], notamment avec les Allemands au moment de la montée du nazisme. Ces tensions provoqueront la crise des Sudètes, qui déclenche l'annexion de la Tchéquie, Après la Seconde Guerre mondiale, sous le régime communiste, cette diversité ne concerne pratiquement plus que la cohabitation des Tchèques et des Slovaquescite-ref-109[note 6].
Pour ce qui est du football, la sélection est au départ largement dominée par les Tchèques, et plus particulièrement par les clubs de Prague, où la pratique du football est ancrée de longue date. Parmi les dix joueurs comptant le plus de sélections, sept sont Tchèques (Zdeněk Nehoda, Ladislav Novák, František Plánička, Josef Masopust, Ivo Viktor, Antonín Puč et Antonín Panenka ; Masopust, né dans un village des Sudètes au milieu d'Allemands, assiste en témoin à la montée des tensions entre les deux communautés dans les années 1930cite-ref-110[97]), et trois sont Slovaques (Marián Masný, Karol Dobiaš, Ján Popluhárcite-ref-111[98]). L'attaquant Adolf Scherer, né en 1938, est Slovaque, même s'il se sent aussi Français, du fait de son émigration en 1973 dans ce payscite-ref-scherer-112-0[99]. Vers les années 1970, les Slovaques sont plus nombreux et représentent deux tiers de la sélection tchécoslovaque, mais les Tchèques inversent la tendance dans les années 1990cite-ref-tch-co-slo-113-0[100]. Les Tchèques étant plus nombreux et plus compétitifs que les Slovaques en 1993, lors de la partition du pays, les résultats immédiats de la Tchéquie sont bien meilleurs que ceux de la Slovaquiecite-ref-tch-co-slo-113-1[100].
Le Tchèque Vladimír Šmicer explique qu'il se sent toujours tchécoslovaque et qu'il « considère toujours les Slovaques comme [ses] amis, [ses] frères »cite-ref-tch-co-rtc-114-0[101]. Le joueur, qui a évolué avec les deux sélections, déclare que « sans cette séparation, on aurait eu une superbe équipe », et pense même que la Tchécoslovaquie aurait gagné l'Euro 1996, dans lequel la Tchéquie termine finalistecite-ref-tch-co-rtc-114-1[101]. Le Slovaque Alexander Vencel déclare en 1993, lors de la partition du pays, qu'« humainement, il n’y avait pas de séparation entre les Tchèques et les Slovaques. »cite-ref-tch-co-slo-113-2[100].
Aspects socio-économiques
Si la précédente sélection de ce territoire, la Bohême et Moravie, peine à établir sa légitimité, la sélection tchécoslovaque et ses championnats convainquent rapidement avec des affluences moyennes de 30 000 spectateurs lors de matchs à enjeuxcite-ref-orgeurofoot-2-19[2].
La population tchécoslovaque est très proche de sa sélection nationale et lui sert de soutien : en 1934, après la finale perdue en Coupe du monde, les joueurs tchécoslovaques rentrent chez eux en héroscite-ref-fifa34-27-2[21]. Mais le nazisme qui fait sa montée dans cette période crée des divisions en Tchécoslovaquie et en Europe centralecite-ref-orgeurofoot-2-20[2]. Finalement, après la fin du conflit, le pays bascule rapidement sous un régime communiste, créant de nombreux changements dans le football tchécoslovaquecite-ref-orgeurofoot-2-21[2]. Le Dukla Prague, très proche du régime en place, est sacré à de nombreuses reprises champion national : toutefois, à cause de ses contacts très proches avec le gouvernement, le club est assez impopulaire malgré ses succès sportifscite-ref-orgeurofoot-2-22[2]. De plus, l'ère de la Tchécoslovaquie communiste voit une montée en puissance des clubs slovaques, qui créent une certaine tension, aussi bien en championnat, qu'en équipe nationalecite-ref-orgeurofoot-2-23[2].
Malgré tout, la sélection nationale est toujours soutenue par la population, et par les autorités qui voient en la sélection, un moyen de propagande idéalcite-ref-orgeurofoot-2-24[2]. Dans les années 1990, les autorités privatisent les clubs tchécoslovaques, dans le mouvement de la Perestroïka, ce qui crée une forte baisse du niveau de la sélectioncite-ref-orgeurofoot-2-25[2]. La dissolution de la Tchécoslovaquie intervient finalement le 1er janvier 1993, brisant la sélection en deux sélections distinctescite-ref-derniermatch-89-1[79].
Infrastructures
Sur les 499 matchs officiels disputés par l'équipe de Tchécoslovaquie, 204 ont lieu à domicile : 136 se déroulent à Prague, la capitale tchèque, 37 à Bratislava, son homologue slovaque, treize à Brno, la capitale de la Moravie, six à Košice, deuxième ville de Slovaquie, autant à Ostrava (Vítkovice), enfin deux à Nitra, deux à Olomouc, un à Plzeň et un à Trnava.
À Prague, la sélection évolue préférentiellement au stade Letná, l'enceinte du Sparta Prague, qui compte dans les années 1970 et 1980 environ 35 000 places : elle y dispute 78 matchs, de son ouverture en 1921 à 1989cite-ref-115[102]. Le dernier match accueilli en octobre 1989 voit une nette victoire des Tchécoslovaques sur les Suisses (3-0) dans la course à la Coupe du monde 1990, devant 34 000 spectateurscite-ref-116[103]. Mais elle utilise aussi le Stadion Slavii de 1923 à 1934cite-ref-117[104], ou encore le gigantesque stade de Strahov, un des plus vastes complexes sportifs au monde, qui accueille 29 matchs de la sélection entre 1927 à 1965, et trois derniers en 1991-1992cite-ref-118[105].
Après la Seconde Guerre mondiale, la sélection commence à jouer en dehors de la capitale. Elle évolue notamment régulièrement à Bratislava, la capitale slovaque, dans le Tehelné pole, résidence du Slovan Bratislava construite par la République slovaque pendant la guerre. D'une capacité initiale de 25 000 places, il est progressivement agrandi jusqu'à pouvoir rassembler le double de spectateurscite-ref-119[106]. Il accueille 37 matchs entre 1948 et 1992cite-ref-120[107], dont une victoire de prestige sur le Brésil en 1968 (3-2) ou le succès décisif sur l'Angleterre (2-1) dans la course à l'Euro 1976. Le dernier match d'importance à s'y dérouler est la réception de la France en septembre 1991 lors des qualifications pour l'Euro 1992, devant 41 à 48 000 spectateurscite-ref-121[108].
Les autres villes d'accueil du pays sont visitées postérieurement, notamment Ostrava et Brno à partir de 1949 et 1955 respectivement. À Košice, le grand Všešportový areál est inauguré en 1976 avec la réception de l'Union soviétique devant 40 000 spectateurscite-ref-122[109].
Personnalités historiques
Sélectionneurs
Entre trente-cinq et quarante techniciens ont exercé la fonction de sélectionneur de l’équipe nationale de Tchécoslovaquie entre 1920 et 1993. À l'exception de l'Écossais John William Madden, entraîneur du Slavia Prague, entraîneur de la Bohême et Moravie en 1911cite-ref-123[110] et membre du comité de sélection lors des Jeux olympiques de 1920, tous sont Tchécoslovaquescite-ref-maneu-124-0[111]cite-ref-tsjsl-125-0[112]. Emblématique entraîneur du Slavia Prague, Madden est considéré comme l'un des inspirateurs du style de jeu tchécoslovaque, et plus largement « danubien », basé sur un jeu de passes courtes et précises pratiqué par des joueurs dotés d'excellentes qualités techniquescite-ref-czechstyle-101-2[90].
Peu de ces entraîneurs ont effectué de longs mandats. Václav Ježek est le sélectionneur ayant passé le plus de temps consécutivement à la tête de la sélection ; lors de son premier mandat, long de six ans de 1972 à 1978, il remporte le championnat d'Europe de 1976, le principal titre au palmarès de la sélectioncite-ref-126[113]. Entraîneur emblématique du Sparta Prague, Ježek accepte d'accompagner Vengloš, son ancien adjoint, en 1988-1990 et termine sa carrière d'entraîneur à la tête de l'éphémère équipe de la « Représentation des Tchèques et des Slovaques » en 1993. Il est élu en 2001 meilleur entraîneur tchèque du XXe sièclecite-ref-127[114].
Lors des deux finales de Coupe du monde de 1934 et 1962, la sélection est dirigée respectivement par Karel Petrů et Rudolf Vytlačil. Ce dernier parvient également à mener les Tchécoslovaques à la troisième place de l'Euro 1960 et remporte avec la sélection olympique la médaille d'argent aux Jeux olympiques de 1964.
Le technicien qui détient le record du nombre de matchs sur le banc de la sélection est Jozef Vengloš avec 74 rencontres, de 1978 à 1982 puis de 1988 à 1990. Vengloš est en 1990 le premier entraîneur non-britannique à être embauché par un club du championnat anglaiscite-ref-128[115]. Il devance Václav Ježek (60 matchs de 1972 à 1978 puis en 1993), dont Vengloš a été longtemps l'adjoint, Rudolf Vytlačil (36 matchs entre 1959 et 1963) et Jozef Marko (33 matchs entre 1965 et 1970)cite-ref-maneu-124-1[111]. Vengloš est nommé en 2001 meilleur entraîneur slovaque du XXe sièclecite-ref-129[116].
Il peut arriver que certains joueurs emblématiques prennent en charge la sélection nationale, bien après leur retraite de joueur. Ainsi, Ladislav Novák (1971 à 1972) et Josef Masopust (1984-1987) sont nommés sélectionneurs, mais sont licenciés en raison de mauvais résultats (Masopust n'arrive pas à qualifier les siens pour l'Euro 1988)cite-ref-130[117].
Liste complète des sélectionneurs de l'équipe de Tchécoslovaquie
| Nom | Du | Au |
|---|---|---|
| Commission technique (dirigée par Jake Madden et Josef Fanta en 1920, Adolf Žabokrtský et Karel Kalina en février 1922 ) | 28 août 1920 | 26 févr. 1922 |
| Josef Fanta | 11 juin 1922 | 28 oct. 1923 |
| Jaroslav Bezecný | 25 mai 1924 | 31 août 1924 |
| Rudolf Henčl | 24 mai 1925 | 28 oct. 1925 |
| Evžen Kraus | 6 juin 1926 | 26 mai 1927 |
| Rudolf Henčl (assisté de Bezecný) | 31 juil. 1927 | 28 oct. 1929 |
| Václav Valoušek | 1 janv. 1930 | 12 janv. 1930 |
| Jan Přecechtěl | 23 mars 1930 | 23 mars 1930 |
| Commission technique (composée notamment de Fanta, Petrů et Rudolf Pelikán) | 1 er mai 1930 | 9 avr. 1933 |
| Karel Petrů | 25 mars 1934 | 26 mai 1935 |
| Jaroslav Bezecný | 6 sept. 1935 | 21 févr. 1937 |
| Josef Tesař (assisté de Fanta) | 18 avr. 1937 | 8 déc. 1937 |
| Václav Meissner | 3 avr. 1938 | 4 déc. 1938 |
| František Blažej | 27 août 1939 | 12 nov. 1939 |
| Karel Myška | 7 avr. 1946 | 9 mai 1946 |
| Jiří Pichler | 14 sept. 1946 | 14 déc. 1947 |
| Ferdinand Vodička (cs) | 18 avr. 1948 | 18 avr. 1948 |
| Jan Knobloch (it) « Madelon » | 23 mai 1948 | 12 juin 1948 |
| Alexa Bokšay (de) | 4 juil. 1948 | 4 juil. 1948 |
| Ferdinand Vodička | 29 août 1948 | 29 août 1948 |
| Ferdinand Daučík | 31 oct. 1948 | 31 oct. 1948 |
| Štefan Čambal | 23 mars 1949 | 4 sept. 1949 |
| Alexa Bokšay | 25 sept. 1949 | 13 nov. 1949 |
| Ladislav Ženíšek | 30 avr. 1950 | 20 mai 1951 |
| Bohumil Musil | 14 oct. 1951 | 19 oct. 1952 |
| Antonín Lanhaus (cs) | 29 nov. 1952 | 7 déc. 1952 |
| Vlastimil Luka (cs) | 26 avr. 1953 | 26 avr. 1953 |
| Karol Borhý (parfois avec Luka) | 10 mai 1953 | 19 juin 1954 |
| Antonín Rýgr (parfois avec Kolský en 1956, Bejbl en 1957) | 24 oct. 1954 | 13 déc. 1957 |
| Karel Kolský | 2 avr. 1958 | 20 sept. 1958 |
| Rudolf Vytlačil | 5 avr. 1959 | 2 juin 1963 |
| Václav Jíra | 3 nov. 1963 | 30 mai 1965 |
| Jozef Marko | 19 sept. 1965 | 11 juin 1970 |
| Antonín Rýgr | 5 sept. 1970 | 25 oct. 1970 |
| Ladislav Novák et Ladislav Kačáni | 21 avr. 1971 | 6 juil. 1972 |
| Václav Ježek | 30 août 1972 | 21 mai 1978 |
| Jozef Vengloš | 6 sept. 1978 | 24 juin 1982 |
| František Havránek | 6 oct. 1982 | 16 mai 1984 |
| Josef Masopust | 5 sept. 1984 | 11 nov. 1987 |
| Jozef Vengloš | 24 févr. 1988 | 1 juil. 1990 |
| Milan Máčala | 29 août 1990 | 24 mars 1993 |
| Václav Ježek | 28 avr. 1993 | 17 nov. 1993 |
Joueurs emblématiques
Les observateurs s'accordent généralement à considérer que le plus grand joueur tchécoslovaque de l'histoire est Josef Masopust. Occupant le milieu de terrain, il est un joueur exceptionnellement complet, capable de défendre, de passer et de dribbler avec une efficacité égalecite-ref-131[118]cite-ref-132[119]. En 1960, il contribue largement à la victoire sur la France, à Marseille, lors du match pour la troisième place du premier championnat d'Europe. Deux ans plus tard, il conduit sa sélection en finale de la Coupe du monde, où il ouvre le score face au Brésil, tenant du titre et futur vainqueur. En fin d'année, il obtient le Ballon d'orcite-ref-133[120]. Celui que l'on surnommait le « chevalier tchécoslovaque » est nommé par la Fédération tchèque en 2004 comme le meilleur joueur des cinquante années passéescite-ref-134[121], et est choisi la même année par Pelé dans la liste FIFA 100. La FIFA le nomme joueur de légende du football tchécoslovaque, seul nom de cette listecite-ref-135[122].
Le capitaine des Tchécoslovaques lors de la Coupe du monde 1934 (et la suivante) est son fameux gardien de but, František Plánička. Ce dernier brille par son courage et ses exploits sur sa ligne de but, malgré une taille très modeste pour son poste (1,72 m)cite-ref-136[123]. Oldřich Nejedlý est le meilleur buteur du tournoi en 1934 avec cinq buts en quatre matchscite-ref-137[124]. Outre Plánička et Nejedlý, l'UEFA cite l'ailier Antonín Puč, le meilleur buteur de l'histoire de la sélection, comme un des acteurs majeurs de cette aventurecite-ref-uefa-1-3[1]. Josef Silný marque aussi la sélection avec 28 buts en 50 sélections entre 1925 et 1934 : son dernier but est marqué lors de la Coupe du monde de 1934 et il arrête sa carrière sur sa première participation à une Coupe du mondecite-ref-138[125].
L'attaquant Josef Bican est considéré comme l'un des buteurs les plus prolifiques de l'histoire (avec plus de 800 butscite-ref-139[126]), même s'il n'en compte que douze en quatorze sélections avec la Tchécoslovaquie entre 1938 et 1949.
Parmi les coéquipiers de Masopust finalistes de la Coupe du monde 1962, Viliam Schrojf brille au point d'être nommé meilleur gardien de but du tournoicite-ref-140[127]. Ján Popluhár, patron de la défense d'une grande élégance, sera lui nommé en 2004 meilleur joueur slovaque des cinquante dernières années par sa fédérationcite-ref-141[128]. Il est épaulé en défense par Ladislav Novák, l’inoxydable capitaine de la sélection, et Svatopluk Pluskalcite-ref-uefa-1-4[1]. L'attaquant Adolf Scherer marque 22 buts en 36 matchs internationaux et en inscrit trois lors de la Coupe du monde de 1962cite-ref-scherer-112-1[99]. Finaliste de cette édition, il arrête sa carrière en 1964, terminant parmi les meilleurs buteurs du payscite-ref-scherer-112-2[99].
Enfin, parmi les champions d'Europe 1976, six joueurs sont nommés dans l'équipe-type du tournoi : le gardien de but Ivo Viktor, les défenseurs Ján Pivarník, Anton Ondruš et Jaroslav Pollák (ce dernier manque pourtant la finale après son expulsion face aux Pays-Bas), le milieu de terrain Antonín Panenka, et le buteur Zdeněk Nehodacite-ref-142[129]. L'UEFA cite également dans cette équipe les milieux de terrain Jozef Móder et Karol Dobiaš, ainsi que l'attaquant Marián Masnýcite-ref-uefa-1-5[1].
Viktor, en étant classé troisième du Ballon d'or 1976, est le seul joueur tchécoslovaque avec Masopust à être apparu sur le podium du trophée. Panenka, quant à lui, doit sa célébrité à la technique particulière de tirer les penaltys qu'il popularise en la tentant en finale alors qu'il est le dernier tireur de la séance de tirs au but : tout d'abord connu comme le « penalty tchèque »cite-ref-panenka76-73-4[63], ce geste est aujourd'hui connu comme la « Panenka »cite-ref-panenka76-73-5[63].
Tomáš Skuhravý est l'un des derniers grands joueurs de la sélection tchécoslovaque. Connaissant sa première sélection en 1985, il joue la Coupe du monde 1990, la dernière du pays encore unifiécite-ref-143[130]. En 1993, il joue le dernier match de la sélection avant sa dissolution et joue de 1994 à 1995 avec la Tchéquiecite-ref-144[131].
Records
L'attaquant Zdeněk Nehoda, avec 90 sélections entre 1971 et 1987, détient le record du nombre de sélections en équipe de Tchécoslovaquiecite-ref-145[132]cite-ref-146[133]. Antonín Puč, avec 34 buts en 60 sélections entre 1926 et 1938, est lui le meilleur buteur de l'histoire de la sélectioncite-ref-147[134]cite-ref-150[note 7].
Pour ce qui est du capitanat, Ladislav Novák est le joueur ayant porté le plus de fois le brassard (71), devant Karel Pešek (44), pilier de la sélection dans les années 1920, et František Plánička (37)cite-ref-151[137].
| # | Joueur | Période | Sél. | Buts |
|---|---|---|---|---|
| 1. | Zdeněk Nehoda | 1971–1987 | 90 | 31 |
| 2. | Marián Masný | 1974–1982 | 75 | 18 |
| - | Ladislav Novák | 1952–1966 | 75 | 1 |
| 4. | František Plánička | 1926–1938 | 73 | 0 |
| 5. | Karol Dobiaš | 1967–1980 | 67 | 6 |
| 6. | Josef Masopust | 1954–1966 | 63 | 10 |
| - | Ivo Viktor | 1966–1977 | 63 | 0 |
| 8. | Ján Popluhár | 1958–1967 | 62 | 1 |
| 9. | Antonín Puč | 1926–1938 | 60 | 34 |
| 10. | Antonín Panenka | 1973–1982 | 59 | 17 |
| # | Joueur | Période | Buts | Sél. |
|---|---|---|---|---|
| 1. | Antonín Puč | 1926–1938 | 34 | 60 |
| 2. | Zdeněk Nehoda | 1971–1987 | 31 | 90 |
| 3. | Oldřich Nejedlý | 1931–1938 | 28 | 43 |
| - | Josef Silný | 1925–1934 | 28 | 50 |
| 5. | Adolf Scherer | 1958–1964 | 22 | 36 |
| - | František Svoboda | 1927–1937 | 22 | 43 |
| 7. | Marián Masný | 1974–1982 | 18 | 75 |
| 8. | Antonín Panenka | 1973–1982 | 17 | 59 |
| 9. | Jozef Adamec | 1960–1971 | 14 | 44 |
| - | Tomáš Skuhravý | 1985–1993 | 14 | 43 |
Galerie
Statistiques
D'après la Rec.Sport.Soccer Statistics Foundation, l'équipe de Tchécoslovaquie a disputé 499 matchs officiels entre 1920 et 1993, pour 228 victoires et 155 défaitescite-ref-intres-11-5[10]cite-ref-156[note 8].
Nations affrontées
Les sélections les plus fréquemment affrontées par la Tchécoslovaquie sont la Hongrie (39 matchs, pour 10 victoires et 19 défaites) et l'Autriche (36 matchs, pour 17 victoires et 8 défaites). Cette fréquence s'explique par la proximité des pays, qui facilite l'organisation des rencontres amicales, et la participation conjointe aux différentes éditions de la Coupe internationale européenne. Suivent par ordre décroissant la Yougoslavie (30 matchs), la Roumanie (29), la Suisse (27) et l'Italie (26), deux concurrents réguliers en Coupe internationale, puis la France (20), la Pologne (19) et le Brésil (17).
Le Brésil est la sélection que la Tchécoslovaquie a le plus fréquemment rencontrée en Coupe du monde, à cinq reprises, pour trois victoires brésiliennes et deux matchs nuls. Elles se sont notamment disputées la finale de 1962 et un quart de finale en 1938 (joué en deux fois)cite-ref-intres-11-7[10].
Records
Les deux victoires les plus larges enregistrées par la Tchécoslovaquie, sur le score de sept buts à zéro, le sont contre le même adversaire, la Yougoslavie. Elles se déroulent le 28 août 1920 dans le cadre de Jeux olympiques à Anvers, puis le 28 octobre 1925 en match amical à Praguecite-ref-intres-11-8[10]. Lors de la 4e édition de la Coupe internationale, le 19 septembre 1937, les Tchécoslovaques concèdent la plus large défaite de l’histoire de la sélection contre la Hongrie sur le score de huit buts à trois, à Budapestcite-ref-intres-11-9[10].
Jusqu'en 2002, le record du but le plus rapide de la Coupe du monde était détenu par la Tchécoslovaquie. Ce dernier avait été marqué par Václav Mašek après quinze secondes de jeu, lors du match contre le Mexique du 7 juin 1962 disputé pour le compte du premier tour de la Coupe du monde au Chilicite-ref-157[142]. Ce record est battu quarante ans plus tard lors du match pour la troisième place, avec un but du Turc Hakan Şükür face à la Corée du Sud, marqué onze secondes après le coup d'envoi.
La Tchécoslovaquie est la seule sélection nationale ayant remporté chacune de ses séances de tirs au but, sans jamais en manquer un seulcite-ref-158[143].
Le joueur le plus jeune de la sélection est l'ailier Antonín Puč (19 ans et 43 jours), sélectionné pour la première fois lors du match contre la Yougoslavie en 1926cite-ref-159[144]. Le joueur le plus vieux est le gardien de but Ivo Viktor, qui joue son dernier match en 1977, à l'âge de 35 ans et 172 jourscite-ref-160[145].
La plus grande affluence d'un match de la sélection tchécoslovaque est atteinte en 1956 au stade Maracanã face au Brésil lors d'un match amical, qui se termine par une victoire 1-0 des Tchécoslovaques devant 130 000 spectateurscite-ref-affluence-161-0[146]. À domicile, la plus grande affluence est enregistrée en 1968 lors d'un match amical contre le Brésil également, qui rassemble 60 000 spectateurs au Tehelné pole de Bratislavacite-ref-affluence-161-1[146].
Classement FIFA
La dernière année de son existence réelle (1993), l'équipe de Tchécoslovaquie est officiellement renommée « Représentation des Tchèques et des Slovaques » (RTS)cite-ref-162[147]. Elle figure pendant quelques mois dans le classement FIFA, créé au cours de la même année, en 1993. C'est l'équipe de Tchéquie qui lui succèdera directement dans ce classement.
| Année | Août 1993 | Sep. 1993 | Oct. 1993 | Nov. 1993 | Déc. 1993 |
|---|---|---|---|---|---|
| Classement mondial | 15 | 17 | 21 | 19 | 19 |
| Classement européen | 12 | 13 | 15 | 14 | 14 |
Notes et références
Notes
cite-note-24note 1. ↑ Dans le groupe 5 des tours préliminaires à la Coupe du monde de football 1934, la Pologne et la Tchécoslovaquie se rencontrent en matchs aller-retour. Le match aller voit la victoire de la Tchécoslovaquie en Pologne, à Varsovie (2-1). En raison d'un différend à propos de la frontière entre la Pologne et la Tchécoslovaquie, le gouvernement polonais n'autorise pas son équipe nationale à quitter le territoire, qui doit déclarer forfait pour le match retour en Tchécoslovaquie.
cite-note-38note 2. ↑ Le Dynamo est le système majeur de clubs sportifs de l'URSS, ou de ses territoires sous influence. Le Dynamo est constitué de personnes des forces armées et des volontaires. Ce nom n'est ainsi pas réservé qu'au football, car 45 sports ont vu des clubs adopter ce nom.
cite-note-41note 3. ↑ L'équipe de Ferenc Puskás, Sándor Kocsis ou Zoltán Czibor entre autres, surnommée « Onze d'or hongrois », réalise une série de 29 matchs sans défaite, longtemps restée un record mondial, avant de s'incliner en finale de la Coupe du monde de football de 1954 dans des conditions qui font polémique.
cite-note-94note 4. ↑ la photo utilisée comme source est en noir et blanc. Néanmoins, étant donné que le drapeau utilisé alors par la Tchécoslovaquie est celui de la Bohême, blanc et rouge, il est probable que ces rayures soient rouges, mais aucune source ne confirme ce point.
cite-note-106note 5. ↑ Les répartitions exactes des ethnies en Tchécoslovaquie sont les suivantes : Tchèques, habitant notamment la Bohême et la Moravie (51 %), Allemands des Sudètes (23,4 %), Slovaques (14 %), Hongrois (5,5 %), Ruthènes, Ukrainiens et Russes (3,4 %), juifs germanophones (1,3 %) et autres minorités, dont Polonais, Roumains, Romscite-ref-105[94]. La loi offre à chacune de ces ethnies le droit de parler sa langue.
cite-note-109note 6. ↑ Pendant la Seconde Guerre mondiale, une grande partie de la population juive du pays a été victime de l'Holocauste, tandis que les Allemands et une partie des Hongrois ont été expulsés à la libération du payscite-ref-zimek-108-0[96]. Enfin, la Ruthénie subcarpathique est annexée par l'Union soviétique.
cite-note-150note 7. ↑ En comptant les matchs de la République tchèque, Puč est devancé par Jan Koller en 2005, auteur de 55 buts internationauxcite-ref-148[135]cite-ref-149[136].
cite-note-156note 8. ↑ Toutes les rencontres disputées par la sélection ne sont pas considérées comme officielles. C'est notamment le cas des quatre victoires lors des Jeux interalliés de 1919, des deux matchs du tournoi de Maspalomas de 1988cite-ref-155[141], ainsi que de la victoire aux tirs au but sur la Yougoslavie lors du tournoi du Val d'Aoste en 1991cite-ref-intres-11-6[10]. Par ailleurs, deux des 499 matchs considérés comme officiels par la RSSSF ne sont à priori pas reconnus par la FIFA, car ils concernent les tournois olympiques postérieurs à 1960 : il s'agit d'une double confrontation avec l'Allemagne de l'Est qualificative pour les Jeux olympiques de 1976.
Références bibliographiques
Paul Dietschy, Histoire du football
cite-note-p-109-4h 1. ↑ Dietschy 2014, p. 109
cite-note-12h 2. ↑ Dietschy 2014, Foules et passions d'après guerre
cite-note-ruptures-15h 3. Dietschy 2014, Les ruptures du professionnalisme
cite-note-transat-22h 4. Dietschy 2014, Un football transatlantique
cite-note-coupes-26h 5. Dietschy 2014, Les premières Coupes du monde : entre spectacle et politisation du football
cite-note-metre-30h 6. Dietschy 2014, Un mètre étalon britannique à réviser ?
cite-note-apres-39h 7. Dietschy 2014, Un long après-guerre sportif
Autres références
cite-note-uefa-11. « Associations membres : la République tchèque », UEFA.org (consulté le 4 mars 2015)
cite-note-orgeurofoot-22. gammels-tersenaux2011hallgeir-gammels-terbenoit-senaux2011(en) Hallgeir Gammelsæter et Benoit Senaux, The Organisation and Governance of Top Football Across Europe: : An Institutional Perspective, Routledge, 2011, 312 p. (ISBN 9781136705328, lire en ligne)
cite-note-bohmor-54. (en) « Bohemia and Moravia - International Matches », RSSSF (consulté le 4 mars 2015)
cite-note-65. ↑ garc-a2015javier-garc-a2015(en) Javier García, « British and Irish Clubs - Overseas Tours 1890-1939 », RSSSF, 8 janvier 2015 (consulté le 30 mars 2015)
cite-note-76. ↑ (en) Wythe, George; Hanson, Joseph Mills, The inter-allied games, Paris (1919), p. 89
cite-note-shusa-87. bunk2014brian-bunk2014(en) Brian Bunk, « The Inter-Allied Games, Top Stars », Soccer History USA, 24 juin 2014 (consulté le 13 mars 2015)
cite-note-iffhs1920-109. ↑ « 28. August 1920 Československo - Jugoslavija 7:0 (IFFHS) » (version du 28 décembre 2013 sur Internet Archive)
cite-note-intres-1110. (en) « Czechoslovakia (CSR/CSSR/RCS) - List of International Matches », RSSSF (consulté le 3 mars 2015)
cite-note-fifa1920-1311. « Tournoi Olympique de Football Anvers 1920 », FIFA.com (consulté le 4 mars 2015)
cite-note-1412. ↑ « 1920 Antwerp, IFFHS » (version du 26 mai 2011 sur Internet Archive)
cite-note-1613. ↑ (en) « Czechoslovakia v Switzerland, 28 May 1924 » (consulté le 5 mars 2015)
cite-note-1714. ↑ « Tournoi Olympique de Football Paris 1924 », FIFA.com (consulté le 5 mars 2015)
cite-note-1916. ↑ maumon-de-longeviallefaure2009antoine-maumon-de-longeviallejustine-faure2009Antoine Maumon de Longevialle et Justine Faure (dir.), La construction de l’Europe du football (mémoire de 4e année d’Institut d'études politiques), Strasbourg, Institut d'études politiques de Strasbourg, juin 2009, 147 p. (lire en ligne [PDF]), p. 25
cite-note-drgero-2017. (en) « International Cup », RSSSF (consulté le 5 mars 2015)
cite-note-2319. ↑ « Hugo Meisl : La tête pensante de la Wunderteam », FIFA.com (consulté le 5 mars 2015)
cite-note-radio-2520. meignan2014pierre-meignan2014Pierre Meignan, « La Tchécoslovaquie, vice-championne du monde de football en 1934 », Radio Prague, 16 juillet 2014 (consulté le 1er mars 2015)
cite-note-fifa34-2721. « Coupe du monde de la FIFA, Italie 1934 - Finale », FIFA.com (consulté le 5 mars 2015)
cite-note-2822. ↑ 2014« De Paris à Rio, la FIFA fête ses 110 ans », sur fr.fifa.com, 21 mai 2014 (consulté le 10 mars 2015)
cite-note-2923. ↑ « Les Azzurri s'imposent devant leurs supporters », FIFA.com (consulté le 5 mars 2015)
cite-note-3124. ↑ 2010« 1938, en attendant l'horreur... », sur sofoot.fr, 28 mai 2010 (consulté le 4 mars 2015)
cite-note-3225. ↑ di-lello2014olivier-di-lello2014Olivier Di Lello, « Saga des cartons rouges : la mascarade de Nuremberg », sur cartonrouge.ch, 5 avril 2014 (consulté le 3 mars 2015)
cite-note-br-sil1938-3326. raspaud2010michel-raspaud2010Michel Raspaud, Histoire du football au Brésil, Éditions Chandeigeine, 2010, 246 p. (lire en ligne), p. 106
cite-note-3427. ↑ (en) « MATCHES: Neighbours Cup (Eduard Benes Cup) 1937-1938 », sur eu-football.ifno (consulté le 28 avril 2015)
cite-note-3730. ↑ Dietschy 2014, Des footballeurs très impliqués
cite-note-balkancup-4031. de-dekker-et-karel-stokkermans2006guy-de-dekker-et-karel-stokkermans2006Guy De Dekker et Karel Stokkermans, « Balkan Cup (for Nations) », sur rsssf.com, 23 novembre 2006 (consulté le 12 mars 2015)
cite-note-4333. ↑ « Matchs de la Coupe du monde de football 1954 », FIFA.com (consulté le 6 mars 2015)
cite-note-uefa-p-43-4434. Maumon de Longevialle et Faure 2009, p.43
cite-note-4535. ↑ Maumon de Longevialle et Faure 2009, p.22
cite-note-4636. ↑ Maumon de Longevialle et Faure 2009, p.42
cite-note-4737. ↑ Maumon de Longevialle et Faure 2009, p.53
cite-note-4939. ↑ « Matchs de la Coupe du monde de football 1958 », FIFA.com (consulté le 6 mars 2015)
cite-note-5040. ↑ « Irlande du Nord 2-1 Tchécoslovaquie », sur fifa.com (consulté le 30 avril 2015)
cite-note-5141. ↑ (en) « 1960 UEFA European Championship », sur uefa.com (consulté le 3 avril 2015)
cite-note-5242. ↑ « 1960 - Équipe du tournoi », UEFA.org (consulté le 6 mars 2015)
cite-note-5343. ↑ « La France rate le podium », UEFA.org (consulté le 6 mars 2015)
cite-note-5545. ↑ 2003(en) « Scotland's play-off past », BBC, 14 novembre 2003 (consulté le 6 mars 2015)
cite-note-5646. ↑ wilson2012jonathan-wilson2012(en) Jonathan Wilson, Behind the curtain : travels in Eastern European football [« Derrière le rideau : voyages dans le football de l'Europe de l'Est »], Londres, Hachette UK, 9 avril 2012, 336 p. (ISBN 9781409109044, lire en ligne)
cite-note-fifa62-5747. « Garrincha mène le Brésil vers de nouveaux sommets », FIFA.com (consulté le 5 mars 2015)
cite-note-5848. ↑ narguet2011guillaume-narguet2011Guillaume Narguet, « Premier Ballon d’or de l’Europe de l’Est, Josef Masopust fête ses 80ans », sur radio.cz, 9 février 2011 (consulté le 17 mars 2015)
cite-note-5949. ↑ 2014« Adolf Scherer : un homme, une finale et une médaille », Radio Prague, 19 mai 2014 (consulté le 5 mars 2015)
cite-note-6050. ↑ « RDA-Tchécoslovaquie »
cite-note-6151. ↑ « Eliminatoires Euro 1964 Tchécoslovaquie 1-1 Allemagne de l'Est », sur footballdatabase.eu (consulté le 17 mars 2015)
cite-note-6252. ↑ 2015« Ballon d'or 1965 - EUSEBIO - UNE LUTTE SANS MERCI », France Football, 9 mars 2015 (consulté le 9 mars 2015)
cite-note-6353. ↑ (en) « European Championship 1972 (Details) », RSSSF (consulté le 9 mars 2015)
cite-note-6454. ↑ « Un geste pour la postérité », FIFA (consulté le 3 mai 2015)
cite-note-6656. ↑ « Matchs de la Coupe du monde de football 1970 », FIFA.com (consulté le 9 mars 2015)
cite-note-6757. ↑ (en) « European Championship 1972 (Details) », RSSSF (consulté le 9 mars 2015)
cite-note-6959. ↑ (en) « Brazil Independence Cup 1972 - Additional Details », RSSSF (consulté le 9 mars 2015)
cite-note-euro1976-7161. ↑ 2011« Retro Euro 1976 - La surprise tchécoslovaque », sur goal.com, 30 novembre 2011 (consulté le 1er mars 2015)
cite-note-7262. ↑ jouin2012gr-gory-jouin2012Grégory Jouin, « 1976 : Les Tchèques tombent le mythe », sur francetvsport.fr, 6 juin 2012 (consulté le 7 mars 2015)
cite-note-panenka76-7363. duboisset2012fran-ois-duboisset2012François Duboisset, Petit livre de - Grandes dates du sport, EDI8, coll. « Le petit livre de culture générale », 2012, 211 p. (ISBN 9782754048590, lire en ligne)
cite-note-cdf76-7464. 2012« Panenka 1976, le penalty de velours », Les Cahiers du football, 19 juin 2012 (consulté le 11 mars 2015)
cite-note-7565. ↑ 2011« Ainsi naquit la Panenka », UEFA.com, 21 juin 2011 (consulté le 7 mars 2015)
cite-note-7666. ↑ 2012« Panenka et le tir au but parfait », UEFA.com, 15 mai 2012 (consulté le 13 mars 2015)
cite-note-7767. ↑ brewinwilliamson2014john-brewinmartin-williamson2014(en) John Brewin et Martin Williamson, « World Cup History: 1978 », sur espnfc.com, 30 avril 2014 (consulté le 29 mars 2015)
cite-note-7868. ↑ « 1980 : Hrubesch le héros allemand », UEFA.com (consulté le 11 mars 2015)
cite-note-7969. ↑ 2012« Les Tchèques rois des tirs au but », UEFA.com, 20 février 2012 (consulté le 11 mars 2015)
cite-note-8070. ↑ « Tournoi Olympique de Football Moscou 1980 », FIFA.com (consulté le 11 mars 2015)
cite-note-8171. ↑ 2014« 24 juin 1982 : France 1-1 Tchécoslovaquie 1-1 - Premier tour de Coupe du monde », poteaux-carres.com, 24 juin 2014 (consulté le 12 mars 2015)
cite-note-8272. ↑ stokkermans2001karel-stokkermans2001(en) Karel Stokkermans, « European Championship 1984 Qualifying Stage », RSSSF, 13 décembre 2001 (consulté le 19 mars 2015)
cite-note-8373. ↑ (en) « World Cup 1986 qualifications », RSSSF (consulté le 19 mars 2015)
cite-note-8474. ↑ stokkermans2004karel-stokkermans2004(en) Karel Stokkermans, « European Championship 1988 Qualifying Stage », RSSSF, 22 juin 2004 (consulté le 19 mars 2015)
cite-note-8575. ↑ (en) « World Cup 1990 qualifications », RSSSF (consulté le 19 mars 2015)
cite-note-8676. ↑ hersh1990phil-hersh1990(en) Phil Hersh, « Germans Move To Cup Semis », Chicago Tribune, 2 juillet 1990 (consulté le 12 mars 2015)
cite-note-8777. ↑ (en) « https://www.fifa.com/mm/document/fifafacts/fftournaments/ip-201_14a_prelhistory_2485.pdf » [PDF], FIFA (consulté le 12 mars 2015), p. 33
cite-note-8878. ↑ 1993(en) « World Cup Football: Hughes' goal inspires Wales: Yorath's makeshift side overcome adverse build-up to prove a match for RCS », The Independent, 29 avril 1993 (consulté le 12 mars 2015)
cite-note-derniermatch-8979. 2013« Les matches qui ont qualifié les Diables: 17 novembre 1993, La carte rouge de Philippe Albert », RTBF, 8 octobre 2013 (consulté le 12 mars 2015)
cite-note-9080. ↑ 2008« Euro 96 : La revanche allemande », sur eurosport.fr, 6 juin 2008 (consulté le 8 mars 2015)
cite-note-rtcfoot-9181. powleyradnedgesaundershillsdon2010adam-powleyaidan-radnedgecatherine-saundersmark-hillsdon2010(en) Adam Powley, Aidan Radnedge, Catherine Saunders, Mark Hillsdon et Martin Cloake, Football The Ultimate Guide: : Updated 2010 Edition, Dorling Kindersley Ltd, 2010 (ISBN 9781405355865 (édité erroné), lire en ligne)
cite-note-9282. ↑ (en) « Slovakia - List of International Matches », RSSSF (consulté le 12 mars 2015)
cite-note-olympics-9383. ↑ aarhus2013lars-aarhus2013(en) Lars Aarhus, « Football Tournament of the Olympic Games - Overview », RSSSF, 2 mai 2013 (consulté le 17 mars 2015)
cite-note-9685. ↑ (en) « 1934 WORLD CUP FINAL SHIRTS », sur 7football.it (consulté le 30 mars 2015)
cite-note-9786. ↑ (en) « FIFA World Cup 1934 », sur Historical Football Kits (consulté le 18 mars 2015)
cite-note-9887. ↑ (en) « FIFA World Cup 1938 », sur Historical Football Kits (consulté le 30 mars 2015)
cite-note-9988. ↑ (en) « FIFA World Cup 1962 Knock Out Stages », sur Historical Football Kits (consulté le 18 mars 2015)
cite-note-10089. ↑ (en) « FIFA World Cup 1970 », sur Historical Football Kits (consulté le 31 mars 2015)
cite-note-czechstyle-10190. 2010(en) « Czech Republic’s style of football has roots in Dumbarton », Daily Record, 8 octobre 2010 (consulté le 31 mars 2015)
cite-note-10291. ↑ 2012« Les révolutions tactiques du football : L'école danubienne en Autriche (années 1930) », L'Internaute, 9 janvier 2012 (consulté le 31 mars 2015)
cite-note-styles-nationaux-10392. ↑ dietschypaul-dietschyPaul Dietschy, « L'invention des styles nationaux », sur wearefootball.org (consulté le 9 mars 2015)
cite-note-10493. ↑ 2012(en) « Fitzel wants Czechs to succeed in style », UEFA.com, 22 mars 2012 (consulté le 31 mars 2015)
cite-note-10594. ↑ b-lina-ornejpokorn-1995pavel-b-linapetr-ornejji-pokorn-1995Pavel Bělina, Petr Čornej et Jiří Pokorný, Histoire des Pays tchèques, Paris, Seuil, 1995, p. 368
cite-note-pp-10795. ↑ (en) Peter Josika, « Playing the blame game » (version du 30 juin 2008 sur Internet Archive) sur praguepost.com (consulté le 28 avril 2015)
cite-note-zimek-10896. ↑ zimek1996josef-zimek1996(cs) Josef Zimek, Ústavní vývoj českého státu, Brno, Masarykova Univerzita, 1996, p. 102
cite-note-11097. ↑ ord-ez-david-granda2014daniel-ord-ez-david-granda2014(es) Daniel Ordóñez, David Granda, « Josef Masopust: Recuerdos de un caballero del fútbol », Radio Prague, 26 juin 2014 (consulté le 30 mars 2015)
cite-note-11198. ↑ 2011« Mort de Ján Popluhár », UEFA.org, 7 mars 2011 (consulté le 30 mars 2015)
cite-note-scherer-11299. narguet2014guillaume-narguet2014Guillaume Narguet, « Adolf Scherer, le premier « Français » finaliste d’une Coupe du monde de football (1re partie) », sur radio.cz, 31 mars 2014 (consulté le 8 avril 2015)
cite-note-tch-co-slo-113100. butel2015simon-butel2015Simon Butel, « Alexander Vencel : « le football slovaque manque de tout ! » », sur sharkfoot.fr, 21 avril 2015 (consulté le 26 avril 2015)
cite-note-tch-co-rtc-114101. jucha2015nicolas-jucha2015Nicolas Jucha, « C'était la Tchécoslovaquie », sur sofoot.com, 31 mars 2015 (consulté le 26 avril 2015)
cite-note-115102. ↑ (en) « Football VENUE: Generali Arena, Praha », sur eu-football.info (consulté le 17 mars 2015)
cite-note-116103. ↑ bouc1995frantisek-bouc1995(en) Frantisek Bouc, « Sparta Praha's Stadium Is '12th Man' for Czech Soccer », Prague Post, 26 avril 1995 (consulté le 31 mars 2015)
cite-note-117104. ↑ (en) « Football VENUE: Stadion Slavii, Praha », sur eu-football.info (consulté le 17 mars 2015)
cite-note-118105. ↑ (en) « Football VENUE: Velký Strahovský Stadion, Strahov, Praha », sur eu-football.info (consulté le 17 mars 2015)
cite-note-119106. ↑ 2009(cs) « Tehelné pole: zchátralý pomník společné minulosti », Týden, 1er septembre 2009 (consulté le 31 mars 2015)
cite-note-120107. ↑ (en) « Football VENUE: Tehelné pole, Bratislava », sur eu-football.info (consulté le 17 mars 2015)
cite-note-122109. ↑ (en) « Football VENUE: Všešportový Areál, Košice », sur eu-football.info (consulté le 31 mars 2015)
cite-note-123110. ↑ 2013(en) « Scottish Football’s Coaching Pioneers 1: John Madden », sur scottishcomedyfc.com, 9 août 2013 (consulté le 1er avril 2015)
cite-note-maneu-124111. (en) « Czech Republic national team managers », sur eu-football.info (consulté le 3 mars 2015)
cite-note-tsjsl-125112. mubarak2003hassanin-mubarak2003(en) Hassanin Mubarak, « Czechoslovakia National Team Coaches », RSSSF, 28 septembre 2003 (consulté le 13 mars 2015)
cite-note-127114. ↑ 2001(cs) « Trenérem dvacátého století byl vyhlášen Václav Ježek », Radio Prague, 2001 (consulté le 1er avril 2015)
cite-note-128115. ↑ kendrick2010mat-kendrick2010(en) Mat Kendrick, « Feature: How Dr Josef Venglos was a pioneer at Aston Villa », Birmingham Mail, 7 septembre 2010 (consulté le 13 mars 2015)
cite-note-129116. ↑ [PDF] (en) « Dr. Jozef Venglos », AEFCA (consulté le 1er avril 2015)
cite-note-130117. ↑ jennepinmatthieu-jennepinMatthieu Jennepin, « Masopust, de la mine à la gloire », sur footballdatabase.eu (consulté le 8 avril 2015)
cite-note-131118. ↑ « Masopust, le Chevalier tchécoslovaque », FIFA.com (consulté le 4 mars 2015)
cite-note-133120. ↑ r-thacker1962jean-philippe-r-thacker1962Jean-Philippe Réthacker, « Palmarès Ballon d'Or 1962 - Josef Masopust », France Football, 18 décembre 1962 (consulté le 4 mars 2015)
cite-note-134121. ↑ « Masopust, le Chevalier tchécoslovaque », FIFA.com (consulté le 17 mars 2015)
cite-note-135122. ↑ « Joueurs de légende », sur fifa.com (consulté le 8 avril 2015)
cite-note-136123. ↑ 2011« Les plus petits des grands gardiens », FIFA.com, 18 novembre 2011 (consulté le 1er avril 2015)
cite-note-137124. ↑ « Statistiques de la Coupe du monde 1934 », FIFA.com (consulté le 1er avril 2015)
cite-note-138125. ↑ (cs) « Josef Silný », sur fotbal.cz (consulté le 8 avril 2015)
cite-note-140127. ↑ 2007« Décès de l'ancien gardien de but tchécoslovaque Viliam Schrojf », sur fifa.com, AFP, 2 septembre 2007 (consulté le 1er avril 2015)
cite-note-141128. ↑ 2011(en) « Popluhár the choice for Slovakia », UEFA.com, 3 février 2011 (consulté le 2 avril 2015)
cite-note-142129. ↑ 2011« L'équipe du tournoi 1976 », sur uefa.com, 1er juin 2011 (consulté le 7 mars 2015)
cite-note-143130. ↑ (en) « When Calcio ruled the world: Tomáš Skuhravý », sur thegentlemanultra.com (consulté le 8 avril 2015)
cite-note-144131. ↑ (cs) « Tomáš Skuhravý », sur fotbal.cz (consulté le 8 avril 2015)
cite-note-146133. ↑ bouroufalex-bouroufAlex Bourouf, « Les trésors de la D2 : Zdenek NEHODA », sur olschoolpanini.com (consulté le 15 mars 2015)
cite-note-148135. ↑ velinger2005jan-velinger2005(en) Jan Velinger, « Football: Czech "demolition" of Andorra sees new records set », sur radio.cz, 5 juin 2005 (consulté le 18 mars 2015)
cite-note-149136. ↑ (cs) « Jan Koller », sur fotbal.cz (consulté le 18 mars 2015)
cite-note-recintlp-1521. (en) « Czechoslovakia/Czech Republic - Record International Players », RSSSF.com (consulté le 3 mars 2015)
cite-note-1532. (en) « Czechoslovakia national football team statistics and records: appearances », sur 11v11.com (consulté le 3 mars 2015)
cite-note-1543. (en) « Czechoslovakia national football team statistics and records: top scorers », sur 11v11.com (consulté le 3 mars 2015)
cite-note-157142. ↑ « Les records », sur 2rfc.org, 2 Rochers Football Club (consulté le 19 mars 2015)
cite-note-158143. ↑ burn-murdoch2012john-burn-murdoch2012(en) John Burn-Murdoch, « Are England really the worst performers in penalty shootouts? Use our interactive graphic to compare records by country », sur theguardian.com, 25 juin 2012 (consulté le 8 avril 2015)
cite-note-159144. ↑ (en) « Czechoslovakia national football team statistics and records: youngest players », sur 11v11.com (consulté le 8 avril 2015)
cite-note-160145. ↑ (en) « Czechoslovakia national football team statistics and records: oldest players », sur 11v11.com (consulté le 8 avril 2015)
cite-note-affluence-161146. (en) « Czechoslovakia national football team statistics and records: attendances », sur 11v11.com (consulté le 8 avril 2015)
cite-note-162147. ↑ https://www.babagol.net/blog/2020/9/3/czechia-slovakia
cite-note-1634. Classement mondial et européen année après année : « Classement FIFA d'août 1993 - Zone UEFA », sur FIFA, 8 août 1993 (consulté le 4 avril 2015) « Classement FIFA de septembre 1993 - Zone UEFA », sur FIFA, 23 septembre 1993 (consulté le 4 avril 2015) « Classement FIFA d'octobre 1993 - Zone UEFA », sur FIFA, 22 octobre 1993 (consulté le 4 avril 2015) « Classement FIFA de novembre 1993 - Zone UEFA », sur FIFA, 19 novembre 1993 (consulté le 4 avril 2015) « Classement FIFA de décembre 1993 - Zone UEFA », sur FIFA, 23 décembre 1993 (consulté le 4 avril 2015)
Annexes
Bibliographie
: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
• dietschy2014paul-dietschy2014Paul Dietschy, Histoire du football, Paris, Perrin, coll. « Tempus » (no 551), 28 mai 2014 (1re éd. 2010), 791 p. (ISBN 226204712X, lire en ligne)
• maumon-de-longeviallefaure2009antoine-maumon-de-longeviallejustine-faure2009Antoine Maumon de Longevialle et Justine Faure (dir.), La construction de l’Europe du football (mémoire de 4e année d’Institut d'études politiques), Strasbourg, Institut d'études politiques de Strasbourg, juin 2009, 147 p. (lire en ligne [PDF])
Articles connexes
• Portail du football
• Portail de la Tchécoslovaquie